Mes trucs et astuces de cyclotouriste

Ce texte ne présente pas les bases du cyclotourisme (position, selles, sacoches etc), mais les idées que je n’ai pas trouvé ailleurs.

Pour aller loin, ménage ta monture

Pour un même trajet, on peut arriver épuisé ou en pleine forme suivant notre manière de voyager. Par exemple à mon premier long trajet j’avais :

  • une mauvaise position (selle trop basse),
  • une mauvaise fréquence de pédalage (trop élevée), ce qui dépense de l’énergie pour rien,
  • un chargement inefficace (une carriole mono-roue qui me surchargeait de 10kg en comparant à des sacoches),
  • une mauvaise gestion des pauses (je pensais qu’il fallait faire peu de poses car je ressentais la fatigue en repartant).
  • des pneus et chambres à aire de mauvaise qualité (j’ai eu une crevaison)
  • une mauvaise gestion de l’hydratation (par trop grosse prise et boisson inadaptée pour éviter la déshydratation).
  • pas de rafraîchissement par de l’eau sur le corps

Quand je suis arrivé j’étais épuisé comme je ne l’ai jamais été.

En refaisant le même voyage plus tard et en évitant la plupart de ces erreurs, j’étais en forme à l’arrivée.

Plus le parcours est long et plus il est nécessaire de se ménager. Par exemple sur un voyage où il y avait des parties où la circulation était stressante, je démarrais en force et il en a résulté une fatigue des tendons ou ligaments des genoux.

D’une manière globale, j’ai appris à faire attention à tous les signaux de mon corps et de mon vélo et à respecter le moindre signal négatif, aussi petit soit-il.

Cartes et routage

Ce que j’utilise

J’utilise pour cela mon smartphone: Locus Map pour les cartes et le routage (configuré sur MapQuest). Locus Map est largement supérieur et en de nombreux points aux autres logiciels testés. Un peu touffu au premier abord mais à la longue cela est justifié. Le routage est la plupart du temps supérieur aux vélo-routes préconisées par les différents offices. Le guidage à la voix est génial quand il y a de nombreuses intersections.

Les erreurs dangereuses

Le routage est capital, on peut facilement se retrouver sur des routes dangereuses, très stressantes ou quasi-impraticables. Mon erreur a été de croire que le routage de grosses entités (Google ou l’état français) était fiable.

Avec le routage Google je me suis retrouvé sur des chemins de pierres, ou quasi abandonnés ou encore un circuit pour VTT!

Avec le routage de l’adminstration (État ou région etc), j’ai suivi une déviation du ViaRhôna qui est un trajet plat très facile. La déviation (gérée par ViaRhôna), sans prévenir, était très longue et escarpée. C’était tellement violent que j’ai même eu des troubles du rythmes cardiaque par fatigue. J’ai dû abandonner et suivre une départementale. Je n’ose pas imaginer le résultat sur les familles avec des petits enfants qui ont suivi cette « déviation de la mort ». De plus les panneaux temporaires avaient été pliés par le vent et il était difficile de comprendre la direction.

D’autres part j’ai constaté que certains trajets préconisés par l’administration peuvent être des chemins abandonnés traversés par les ronces ou encore des trajets périlleux (chemin étroit en forme de sillon).

Trucs et astuces

Bloquer le guidon

Avec des sacoches à l’avant, le poids fait souvent tourner le guidon quand le vélo est sur la béquille. Il suffit d’une simple ficelle avec une boucle à chaque extrémité pour relier une poignée du guidon à l’écrou de la tige de selle de sorte que le guidon soit un peu tourné pour aller vers sa pente naturelle mais bloqué par la ficelle.

Bons habits pas cher

J’ai trouvé que les habits pour running était aussi bien (voir mieux) et moins chers que les habits pour cyclistes. Un short de cycliste doit avoir un tissu élastique (pour éviter les frottements) mais la mousse au fond le rend quasi inutilisable pour d’autres activités (tout en étant disgracieux et désagréable), autant avoir une bonne selle confortable. Il est vrai que les habits running flottent un peu au vent mais ça m’est égal.

Pas besoin de payer cher

J’ai un vélo Décathelon à 300€, 4 sacoches à 30€ l’une (Décathelon), une selle, tige de selle amortie et sacoche de guidon trouvés sur Amazon à bas prix mais de bonne qualité. Je regrette juste une chose: ma transmission n’est pas à cassette et j’ai déjà cassé l’axe de roue arrière, du coup j’ai un axe de rechange et les clés adéquates dans mon nécessaire de réparation.

Pour le côté camping, j’ai une tente à 20€, un sac à 10€ qui sont très biens pour l’été et pratiques.

Rouleau tente

J’enroule ensemble la tente, le matelas de sol et le sac de couchage (voir photo). Je peux utiliser les tendeurs du dessus pour fixer l’antivol (un U bien sûr) et le linge à sécher.

Partir aux aurores

Pour éviter la circulation et la chaleur. L’inconvénient est quand il y a de la rosée, surtout si on veut ranger dans la pénombre.

Le hamac

Pratique, économique, léger, il  permet de se reposer dans beaucoup d’endroits, ou de dormir s’il fait trop chaud dans la tente. J’ai acheté deux cordes de qualité (dans les 5€ l’une, voir au rayon alpinisme) et j’ai un fichier pdf pour les nœuds ce qui me permet de m’accrocher directement sur le tronc (voir nœud de grappin et d’écoute).

Nutrition

Une boisson adaptée au sport est un gros plus s’il faut chaud, cela évite la déshydratation : en gros un tiers de jus de fruit bio (multi-fruits pour la diversité des apports), un quart de petite cuillère de sel, le reste d’eau.

Pour la nourriture, je suis les besoins de mon corps qui sont très clairs après de grosses dépenses, je ne détaille par car j’imagine que chaque personne a ses propres besoins. Par ailleurs je trouve la soupe de poisson parfaite en pause du midi ou pour le soir.

S’arroser

Au début je pensais que s’arroser était une perte d’eau, mais en fait on consomme peu d’eau à se rafraîchir le visage, les bras etc et cela évite au corps de transpirer, un vrai plus très agréable. Pour cela une bouteille avec tétine est pratique (surtout pour le dos).